Mort d'un lyceen

Mickaël n’avait que 16 ans
La FCPE 13 veut rendre un hommage à Mickaël qui, le 12 janvier, sortant du lycée a été agressé par un jeune qui lui a ôté la vie. Michaël n’avait que 16 ans et laisse un grand vide autour de lui, parmi ses amis et surtout sa famille.
Extrêmement affectés par la disparition brutale de ce jeune lycéen, nous voulons apporter tout notre soutien à ses parents. L’émotion est grande parmi la communauté des parents qui s’associe au chagrin de tous ceux qui aimaient Mickaël.
Dans cette dure épreuve qui les accable, nous voulons leur témoigner toute notre affection et notre solidarité sans faille. Nos pensées vont également à ses camarades de classe, mais aussi à ses professeurs et à l’ensemble du personnel du lycée Camille Jullian à Marseille.
Inutile de rappeler que les multiples violences qui agitent la cité phocéenne inquiètent profondément les parents et qu’aujourd’hui, cette brutalité inouïe s'invite partout y compris dans les cours d'écoles. Nous restons persuadés que l'éducation demeure un rempart majeur contre ce fléau qui gangrène notre société.
Afin de prévenir et gérer la violence en milieu scolaire, la FCPE 13 rappelle encore que ces phénomènes graves qui touchent les établissements scolaires et notre jeunesse doivent être traités à leur juste mesure.
L’agression d’un adolescent ne doit pas être passée sous silence, bien au contraire. Elle doit faire l’objet d’une très large consultation de l’ensemble de la communauté éducative.
La FCPE 13 réclame des mesures immédiates afin de lutter contre les véritables problèmes d’insécurité en milieu scolaire et aux abords de ces établissements.
La FCPE 13 préconise que les collèges et les lycées doivent rester des lieux de confiance, d’apaisement et de sérénité pour tous. Ceci implique évidemment la présence d’adultes supplémentaires dans les établissements scolaires.
La violence de cet acte inacceptable, créée un climat d’inquiétude légitime.

Nous souhaitons la mise en place d’une Plate Forme de Prévention et de Citoyenneté associant l’ensemble des partenaires éducatifs. Ce travail ne pourra évidemment se faire sans une étroite collaboration avec les familles.
La stigmatisation des parents démissionnaires et le renoncement du Ministère de tutelle nous conduiraient à une impasse. Plus que jamais la prévention doit être une priorité.
La FCPE 13 souhaite travailler sur les questions de fond, sur les relations entre l’institution scolaire, les élèves et leurs familles parfois trop éloignées de l’école.
C’est le préalable à la lutte contre la défiance de certains jeunes à l’égard de l’autorité scolaire et à la déshumanisation de notre société.
Posons les véritables questions et cherchons les réponses adaptées, tels sont les enjeux de cette plate forme et les objectifs de ce travail de réflexion et d’échanges.
Il s’agit pour nous, d’agir concrètement, d’avancer des propositions réalistes et viables à ces phénomènes de violences qui s'installent dans notre vie quotidienne et que nous ne devons pas accepter car l'insécurité n'est pas une fatalité mais la source de drames.
Nous dénonçons fermement l’attitude et les actes des personnes qui font preuve d’agressivité et de violence.
La FCPE 13 demande aux parents de prendre leurs responsabilités et aux autorités d’agir rapidement pour faire cesser ce phénomène qui tend à se développer.
Les services de l’Etat, les élus locaux, le milieu associatif et les parents d’élèves, dans le respect des compétences de chacun, doivent tout mettre en oeuvre pour enrayer ensemble la violence en milieu scolaire.
Nous devons travailler ardemment à la mise en place de solutions crédibles que nous pourrions apporter pour dénoncer la violence à Marseille et ailleurs, dénoncer ces actes d’incivilités qui menacent l’école républicaine et enfin rompre définitivement avec la loi du silence que font régner ces délinquants par la peur.

La loi du silence n’est pas une réponse à la violence !
ENSEMBLE
prenons nos responsabilités

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